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Liste compléte des films disponibles en version originale sous-titrée en francais à la date de septembre 2006 :

 

PRODUCTIONS AUDIOVISUALES DE LOS CARACOLES

 

LA TERRE SACRÉE
18 min. / langues originales : tzeltal et espagnol / municipio autónomo « 17 de noviembre », caracol IV / Mexique 2000.
Ce film propose un récit original de l’exploitation des terres et de ses habitants orginels par les grands propriétaires du Chiapas. Il donne à voir comment les peuples mayas se sont organisés contre cette oppression depuis des siècles mais aussi leurs luttes pour récupérer leurs droits et les terres qui leur ont été violemment arrachés.

EDUCATION EN RÉSISTANCE
21 min. / langues originales : tzeltal et espagnol / municipio autónomo « francisco gómez », caracol III. Mexique 2000.
Dans leurs efforts pour résister et organiser l’autonomie de leurs communautés, les zapatistes mettront en place une éducation où se pratiquent les langues indiennes, où l’on cherche à respecter l’individu tout en lui expliquant son lien avec la communauté et ses traditions. Les témoignages d’enseignant(e)s, de personnes n’ayant pas été à l’école ou y ayant été maltraitées renforcent le constat d’inadaptation voire d’inexistance de programme gouvernemental d’éducation en pays indien. Une critique de fond est valorisée par des pratiques visibles malgré les moyens limités et l’incertitude liée au conflit au Chiapas.

FEMMES UNIES
15 min. / langues originales : espagnol & tzeltal / caracol IV / Mexique 1999.
« Maintenant, les femmes, on travaille ensemble, ça fait un moment qu’on a commencé à le faire, depuis le début de la lutte. On a commencé à nous organiser en collectif. Une des femmes a commencé à nous organiser, ensemble on a formé un groupe. C’est comme ça qu’on voit la lutte, et maintenant on est bien contentes et tranquilles. C’est comme ça que le travail avance. »

LE POTAGER DE ZAPATA
18 min. / langues originales : espagnol & tzeltal / municipio autonomo san manuel / Mexique 2002.
Filmé par des vidéastes indigènes de la communauté autonome Emiliano Zapata, ce document nous permet de mieux comprendre certains des projets communautaires des zapatistes. Un potager collectif rassemble les habitants de ce village comme un acte visible de résistance aux logiques de développement rural imposées par la « globalisation » de l’économie. « Nous ne voulons pas que les choses redeviennent comme avant. Maintenant nous avons notre terre où travailler et avec elle nous pourrons nous nourrir et nourrir nos enfants. »

MUT VITZ l’ effort indigène coopératif
27 min / langues originales: tzotzil et espagnol. / municipio autónomo «san juan de la libertad», caracol II / Mexique 2000.
Documentaire présentant la culture biologique du café par certaines communautés zapatistes au Chiapas. A travers le regard des producteurs de ce café, nous découvrons les pratiques culturales communautaires mais aussi les efforts réalisés pour étendre les zones de commercialisation. Ce film nous permet d’apprécier les premiers résultats de cette jeune et modeste coopérative qui a privilégié les valeurs du commerce équitable : cultiver le café suivant des méthodes écologiques et le récolter dans la dignité.

LA RÉSISTANCE
20 min. / langue orginale: espagnol. /municipio autónomo «francisco gómez », caracol III / Mexique 2001.
Ce documentaire traite de la présence de l’armée fédérale mexicaine dans les communautés indiennes du Chiapas. Six brefs récits de la repression perpétrée par l’armée et la police mexicaines pour plonger notre regard dans la résistance d’hommes, de femmes et d’enfants qui réclament depuis des années le retrait des troupes fédérales de leurs communautés.

LA GUERRE DE LA PEUR, les paramilitaires à l’oeuvre au chiapas.
26 min. / langues originales : espagnol, tzeltal & chol / municipio autonomo el trabajo. / Mexique 2002.
Les habitants de la région de Roberto Barrios, près du site archéologique maya de Palenque, qu’ils soient zapatistes ou non sont victimes de multiples agressions et provocations. Ce film retrace plusieurs évènements récents qui témoignent de la volonté de faire s’enliser les conflits et de pourrir les relations sociales au sein des communautés paysannes. Insultes, destructions d’écoles communales, impunité pour les paramilitaires et leurs dirigeants, règlements de comtes des narcotraficants maquillés en exactions zapatistes, le quotidien ressemble à une guerre civile qui ne dit pas son nom. Le style des réalisateurs de ce film révèle la modernité de la pensée de ces peuples : démonter le discours lénifiant des autorités en faisant tomber les masques des responsables. On y entend certains chefs paramilitaires mais aussi des avocats, défenseurs des droits humains, synthétiser la problématique de la « guerre de basse-intensité ».

LE SILENCE DES ZAPATISTES
12 min / langue originale : espagnol. municipio autonomo san pedro de michoacan / Mexique 2001.
Le 2 Décembre 2000, au lendemain de l’entrée en fonction du nouveau gouvernement mexicain de Vicente Fox, l’armée zapatiste (EZLN) rompt un silence de plusieurs années et annonce sa décision d’aller à Mexico pour exiger la ratification des Accords de San Andrès sur les droits et la culture indigènes. Le silence des zapatistes était la réponse à l’attitude belliqueuse et sournoise des autorités mexicaines. Ce film est un témoignage unique puisque tourné par les zapatistes qui nous présentent les diverses formes de résistances et de mobilisations pacifiques des communautés indigènes contre la présence militaire sur leurs terres.

PAROLES ZAPATISTES CONTRE L’ INJUSTICE
33 min / langues originales : espagnol & tzeltal / Mexique 2002.
Ce film retrace une étape récente de la lutte des peuples indigènes du Mexique. A travers la mobilisation de la caravane pour la dignité de 2001 on perçoit la force d’un mouvement pour l’autonomie qui s’est fait national depuis quelques années. Les morceaux choisis dans ce film établissent les parallèles entre les paroles des discours zapatistes et la réalité vécue dans les communautés du Chiapas. Les témoignages des personnes encerclées par l’armée, harcelées et agressées par les paramilitaires sont les réponses concrètes que les autorités ont apportées aux revendications des mouvements indigènes. Une mise au point indispensable pour qui veut comprendre la portée des mobilisations récentes et à construire.

LA LUTTE POUR L’EAU
14 min. / langues originales : tzeltal & espagnol / municipio autónomo «17 de noviembre», caracol IV / Mexique 2003.
Un grand nombre de communautés indiennes du Chiapas n’ont pas accès à l’eau potable. C’est le très sérieux sujet du film «La lutte pour l’eau» qui nous montre les solutions communautaires mises en place par les zapatistes dans ce domaine. Avec le soutien et la formation apportés par des personnes solidaires, beaucoup de communautés se construisent leurs propres systèmes d’eau potable. Des membres de ces communatés évoquent l’intégration de ces projets dans leurs lutte pour l’autonomie. C’est aussi l’occasion d’évoquer les améliorations en matière sanitaire et de présenter les réflexions autour de la préservation des retenues d’eau. Ce film permet d’étendre la dimension de cette forme de résistance active à celle, plus globale, du refus des «mégaprojets» de déve-loppement comme celui du Plan Puebla Panama.

TRAVAUX COLLECTIFS EN RÉSISTANCE
17 min. / langues originales : tzeltal & espagnol / municipio autónomo «el trabajo», caracol V / Mexique 2000.
«Travaux collectifs en résistance» est un film produit par des indiens tzeltales de la région nord du Chiapas. Nous y découvrons de manière simple et claire ce que les communautés en rébellion entendent par «autonomie» en la pratiquant au jour le jour. Les travaux collectifs font partie de la culture des communautés indiennes mais ils sont avant tout leur ultime moyen de survie auhourd’hui. Leurs armes pour combattre l’exclusion et l’oubli se nomment production d’aliments, éducation autonome, préservation culturelle et maintien de leur unité.


LA TERRE EST À CEUX QUI LA TRAVAILLENT
15 min. / langues originales : tzeltal & espagnol / caracol V / Mexique 2004.
Ce film traite de la situation dans le village de Bolon Aja’aw, situé dans le nord de l’Etat du Chiapas en bordure des cascades d’Agua Azul. Le gouvernement fédéral a vendu la terre de Bolon Aja’aw a des compagnies privées afin que ces dernières construisent des centres d’écotourisme. Le film présente une rencontre entre les autorité zapatistes et les fonctionnaires gouvernementaux mexicains et offre un point de vue critique sur les conséquences réelles et pratiques du soit disant écotourisme.

LA VIE DE LA FEMME EN RÉSISTANCE
18 min. / langues originales : tzeltal & espagnol / carcol III / Mexique 2004.
En 1994 a été déclarée la « loi révolutionnaire des femmes zapatistes ». Depuis la situation et les conditions de vie de cette partie de la population est une préoccupation permanente. De nombreuses discussions posent la question de savoir si ces femmes traversent elles aussi un processus d’égalité et de libération. « La vie de la femme en Résistance » répond à ces questionnements au travers de la voix des femmes zapatistes elles-mêmes. Marqué par le quotidien et les espaces domestiques, ce film permet de savoir comment ont été renforcés les changements sociaux dans ces communautés. Les femmes des communautés en résistance nous donnent leur témoignage et posent les questions qu’il reste encore à résoudre.

XULUM’CHON Tisserandes en résistance sur les HautesTerres du Chiapas.
15 min. 30. - Langue originale : tzotzil. Municipio Autonomo San Juan de la Libertad. Mexique 2002.
Comme pour le café et d’autres productions, certaines femmes ont décidé de s’organiser en coopératives autonomes des pouvoirs offi ciels. L’artisanat est à la fois la récupération de savoirs faire et une des armes pour continuer la résistance en tissant aussi des liens avec l’étranger.


COOPÉRATIVE DES FEMMES POUR LA DIGNITÉ Sociedad Cooperativa Mujeres por la Dignidad
9 min. / langues originales : tzeltal & espagnol / caracol II / Mexique 2004.
Documentaire réalisé en majorité par des femmes Tzeltal. Elles travaillent dans 17 villages répartis sur trois municipalités : San Andrés Sakamchen de los pobres, San Juan Chamula et Magdalena de la Paz. Elles parlent de leur expérience d’organisation pour travailler ensemble dans la dignité.

CARACOLES les nouveaux chemins de la résistance
42 min. / langue orginale : espagnol / caracoles II, III, IV et V /Mexique 2003.

Depuis 1994, les peuples indiens zapatistes ont créé une trentaine de communes autonomes en rébellion qui couvrent plus de la moitié du territoire de l’état du Chiapas. Ces regroupements de communautés en résistance cherchent à résoudre les problèmes posés par leur volonté de s’autogouverner. Pour cela et pour construire un pont plus direct avec le monde, les communes autonomes annoncent la naissance des Caracoles. Une invitation est lancée pour célébrer cet heureux évènement en territoire zapatiste les 8,9 et 10 Août 2003. «Ils racontent qu’on utilisait le caracol pour rassembler la communauté, pour que la parole circule d’une personne à l’autre et que naisse l’accord... Le caracol était cet instrument qui fait que l’oreille entende la parole même la plus lointaine. » Sous commandant insurgé Marcos.

Un long train qui s’appelle l’autre campagne
39 min. / langues originales : espagnol / caracoles II, III, IV et V / Mexique 2006
« Écouter la parole » est la volonté première de cette caravane qui traverse les états du Mexique. « Prêté » par les zapatistes, le sous délégué zéro va parcourir le Mexique à la rencontre de ceux qui luttent « en bas à gauche ». Pour mieux comprendre ces événements politiques majeurs dans l’histoire du pays, les communautés “bases d’appui” nous livrent à travers ce film une sélection des discussions préparatoires, et de la traversée du Chiapas.

 

PRODUCTIONS PROMEDIOS ET COPRODUCTIONS


ROMPER EL CERCO atenco 2006 : briser le silence
47 min. / canal seis de julio et promedios / Mexique 2006.
Les paysans d’Atenco s’étaient opposés victorieusement à la construction d’un aéroport international sur leurs terres en 2002 au début du mandat présidentiel de Fox. Les autorités de l’Etat de Mexico, comme celles de l’Etat fédéral Mexicain ont choisi ce lieu pour faire un exemple sanglant de leur autorité à deux mois des éléctions présidentielles. Ce film retrace les événements d’Atenco : les images filmées sur place par des reporters indépendants et les témoignages des habitants s’y confrontent aux reportages des médias officiels, à leur constant appel à l’intervention violente de la police. C’est la chronique d’une opération impliquant 3 500 policiers. Bilan : 2 morts, plusieurs dizaines de blessés, plus de 200 arrestations, 30 femmes violées.

VIVA LA VIDA 1er janvier 2003, la prise de San Cristobal de Las Casas
10 min. / langue orginale : espagnol / promedios a.c., indymedia chiapas, canoa / Mexique 2003.
La prise militaire de San Cristobal de Las Casas en 1994 est une date phare de la symbolique zapatiste. 9 ans après, ils rapellent leur présence en reprenant possession de la ville pacifiquement pour y célébrer la nouvelle année et affirmer leur lutte pour la vie dans une ambiance festive. « 40 000 indigénes la machette levée « annonceront les journaux mexicains. Une épine dans la botte du président Fox qui ne cesse d’annoncer que la guerre au chiapas est terminée.

QUAND LA JUSTICE SE FAIT PEUPLE
26 min. / langue originale: espagnol / promedios a.c. et coordinadora régionale des autorités communautaires de la costa chica y montaña du guerrero / Mexique 2002.
Film documentaire réalisé en collaboration avec la Coordination Régionale des Autorités Communautaires de la Costa Chica et Montaña de l’ état du Guerrero raconte les efforts que font les communautés de ces régions pour lutter contre la violence qui y sévit. La violence est rarement un phénomène «gratuit». L’objectif de ce documentaire est d’apporter des preuves de la complicité des autorités de l’état dans l’existence d’une délinquance organisée. Ces communautés ont ainsi décidé de mettre en place une police communautaire qui soit l’ instance de justice des communautés de la région.

DÉFENDRE LES FORÊTS la lutte des paysans écologistes du Guerrero
18 min. / langue orginale : espagnol / promedios a.c. et organisations des paysans ecologistes des montagnes du petatlán et coyuca de catalán / Mexique 2000.
Au sud du Mexique, dans l’état du Guerrero, la déforestation de certaines montagnes a commencé dans les années 1950. Vingt ans plus tard, sous le gouverneur Ruben F. Figueroa, elle s’est accélérée. Mais avec la coupe des arbres sont aussi arrivés les militaires et la répression sanglante dans les communautés paysannes du Guerrero. En 1994, la déforestation culmine avec l’entreprise multinationale BOISE CASCADE. Elle laisse un désert en lieu et place des milliers d’hectares de forêts : sources asséchées, sols appauvris et disparition de nombreuses espèces de la faune et la flore. Ce film raconte les luttes depuis 1998 pour stopper l’exploitation forestière.

REGARD À L’INTÉRIEUR La militarisation au Guerrero
35 min. / langue orginale : espagnol / Promedios / Mexique 2005.
Inés et Valentina, deux femmes indigènes de la région la Montaña de Guerrero ont étés violées par des membres de l’armée fédérale Mexicaine. L’organisation des peuples indigènes Me Phaa (OIPM) partage cette histoire qui est en réalité l’histoire de nombreuses communautés indigènes du Guerrero. Ce documentaire présente les facteurs économiques politiques et sociaux qui conduisent à ces viols.. Il aborde aussi les effets déstabilisants de la présence militaire dans les communautés indigènes.

RADIO ÑOMNDÀA
10 min. / Promedios / Mexique 2005
La parole de l’eau, premiére station radio à émettre en langue Amuzga et à satisfaire les besoins de communication du municipio autonome. Cette radio couvre la casi totalité du territoire occupé par le peuple Amuzgo et est ausssi écouttée dans plusieures communautés Mixte, métisses et noires de la Costa Chica du Guerrero et de Oaxaca. Son éxistence renforce l’autonomie des peuples indigénes de la région ainsi que leur identité et leur culture.